Sur les champs sociétal, des droits humains et de la politique, Fatiha DAOUDI a milité sur plusieurs fronts.
Militantisme
Du fait de son déracinement, entre une Algérie où elle est née, où elle a grandi, où ses propres parents ont tous leurs repères, Fatiha est très tôt imprégnée du drame que vivent les frontaliers, soumis aux aléas politiques dont dépend l’ouverture des frontières et donc l’entretien de relations familiales entre les populations des deux côtés.
Elle se lance alors dans un plaidoyer engagé en faveur de l’ouverture des frontières algéro-marocaines, notamment auprès des médias et à travers une association qu’elle fonde en collaboration avec d’autres originaires de l’Oriental. La passion qui l’animait reposait sur la conviction qui était la sienne que cette fermeture des frontières est fondamentalement une atteinte aux droits humains. Et pour asseoir ses argumentations, elle décide de renforcer son plaidoyer par une étude scientifique sous forme d’une thèse de doctorat en science politique.
Comme conséquence à son engagement pour l’ouverture des frontières, et du fait de ses racines restées à Sidi Bel Abbès, Fatiha suivait avec grande attention les relations tendues que l’Algérie maintient avec le Maroc. De ce fait, elle a osé plusieurs réflexions s’inscrivant dans le bon sens et surtout dans la volonté d’appeler avec force à l’apaisement et à l’union, mais qui lui ont valu en retour quelques insultes et dénigrements, tant le sujet reste délicat. Fatiha appelait notamment à une appropriation honnête et objective de l’histoire des deux pays, une démarche qu’elle considérait fondamentale pour une réconciliation définitive. Dans l’un de ses articles, elle faisait référence notamment aux relations entre la France et l’Allemagne, deux grands pays à l’histoire tumultueuse mais dont les peuples et les dirigeants ont su se mettre au service du bien-être et de la prospérité de leurs populations.
La vie politique au Maroc, la vie communautaire, la situation de la femme, la détresse humaine et bien d’autres sujets ont passionné Fatiha qui, à chaque coup de sang, devant un fait, un évènement, une injustice, se faisait fort de clamer ses désaccords, ses recommandations, ou encore dénoncer les comportements ou les lacunes.

